Série photographique A.N.Z, 07.01 :
Avec le medium photographique, je m’intéresse tout particulièrement
aux notions de point de vue et de scène. À travers le tourisme,
la dialectique
nature/culture, je questionne une façon très commune de
spectaculariser notre rapport au paysage ; j’observe la rencontre
entre des attitudes sociales contemporaines et un «paysage-image» (1),
i.e. qui porte en lui un condensé de représentations. «Aucune
nature n’est jamais vierge, puisque notre regard n’est jamais
vide» (2). Mon approche consiste à travailler la tradition
documentaire, le prélèvement de la chose vue, en y insérant
le schéma romantique allemand de la figure du promeneur. Mais
ici la nature n’est pas puissante et autonome, elle est travaillée
par le regard qui l’a conditionnée. Le centre d’intérêt
reste hors de portée : le spectacle, le sublime sont annulés
par des dispositifs touristiques, ou plus simplement la vue est obstruée
par des silhouettes unifiées. Les expériences deviennent
interchangeables, les lieux indifférenciés. Du fait d’une
plasticité pauvre et d’une scène hors de portée,
l’expérience du regard est de l’ordre de la déception,
plus que d’une contemplation.
Série photographique A.N.Z, 07.01 :
Avec le medium photographique, je m’intéresse tout particulièrement
aux notions de point de vue et de scène. À travers le tourisme,
la dialectique
nature/culture, je questionne une façon très commune de
spectaculariser notre rapport au paysage ; j’observe la rencontre
entre des attitudes sociales contemporaines et un «paysage-image» (1),
i.e. qui porte en lui un condensé de représentations. «Aucune
nature n’est jamais vierge, puisque notre regard n’est jamais
vide» (2). Mon approche consiste à travailler la tradition
documentaire, le prélèvement de la chose vue, en y insérant
le schéma romantique allemand de la figure du promeneur. Mais
ici la nature n’est pas puissante et autonome, elle est travaillée
par le regard qui l’a conditionnée. Le centre d’intérêt
reste hors de portée : le spectacle, le sublime sont annulés
par des dispositifs touristiques, ou plus simplement la vue est obstruée
par des silhouettes unifiées. Les expériences deviennent
interchangeables, les lieux indifférenciés. Du fait d’une
plasticité pauvre et d’une scène hors de portée,
l’expérience du regard est de l’ordre de la déception,
plus que d’une contemplation.
